Le moment est venu de collaborer pour apporter un changement culturel

(Tiré du blogue data.gov.uk - en anglais seulement)

 

« Le gouvernement du Canada demeure résolu à favoriser les principes du gouvernement ouvert. Le gouvernement ouvert offre aux Canadiens des possibilités accrues de s’informer au sujet des rouages du gouvernement, de l’économie et de notre processus démographique, et d’y participer. »

L’honorable Tony Clement,
Président du Conseil du Trésor du Canada

 

Le gouvernement, en tant que plateforme, est un concept qui a été popularisé en 2010 par Tim O’Reilly et d’autres leaders de la technologie dans l’administration publique. L’idée souligne en particulier que les gouvernements, petits et grands, peuvent fournir une plateforme ou en devenir une qui permet au public de tirer parti de ressources gouvernementales déjà en place. Ce concept se distingue le plus souvent de l’analogie avec la machine distributrice, où les citoyens paient des impôts au gouvernement et obtiennent en retour des services, en ayant peu de possibilités de communiquer plus efficacement avec le gouvernement.

 

La notion du gouvernement comme plateforme offre un cadre conceptuel intéressant pour la mise en œuvre des initiatives liées au gouvernement ouvert partout dans le monde. En élaborant ces initiatives, le Canada et le Royaume-Uni ont reconnu le potentiel de l’information et des ressources jusqu’alors inexploitées. Ce nouveau raisonnement peut améliorer de beaucoup le mode de fonctionnement du gouvernement et sa façon de fournir ses services. Bien que le changement soit imminent, le défi actuel consiste à trouver des solutions sensées pour dissiper les préjugés culturels rattachés à la perception que le gouvernement fonctionne comme une machine distributrice et à faire en douceur la transition vers un effectif qui travaille dans un esprit de collaboration.

 

Dans le cadre des initiatives liées au gouvernement ouvert, le Canada et le Royaume-Uni ont publié des centaines de milliers d’ensembles de données ouvertes, tenu des consultations publiques et mis en œuvre une licence d’utilisation des données ouvertes du gouvernement pouvant être utilisée par les gouvernements à l’échelle nationale, permettant ainsi au public de réutiliser l’information de manière simple et uniforme. Et pourtant, ces étapes franchies, il reste beaucoup de choses que nous pouvons améliorer.

 

Comme en témoigne leur participation au Partenariat pour un gouvernement transparent et au G8, les deux pays se sont engagés et continueront de s’engager à collaborer à l’échelle internationale. Comme les relations entre le Canada et le Royaume-Uni demeurent exceptionnelles, elles offrent une autre occasion unique de collaboration. Ce type de partenariat bilatéral profite grandement aux deux gouvernements qui peuvent concevoir des programmes particuliers en matière de données ouvertes et les mettre en œuvre.

 

Le « Hangout on Air » transatlantique qui a eu lieu le 11 octobre dernier constitue un exemple de cette collaboration. Le président du Conseil du Trésor du Canada, Tony Clement, et le développeur canadien d’applications Sam Vermette étaient accompagnés de Sir Nigel Shadbolt, président de l’Open Data Institute, de Paul Maltby, directeur des données ouvertes et de la transparence du Royaume-Uni, et d’entrepreneurs dans le domaine des données ouvertes pour discuter de la façon dont les données ouvertes bénéficiaient aux citoyens sur les plans de la productivité, de l’amélioration de la qualité de vie et de la réduction des coûts.

 

En poursuivant ce type de communication et de collaboration, nous pouvons faire avancer notre programme du gouvernement ouvert et reconnaître la nécessité de la réforme de la fonction publique. Il est impératif que les employés de l’État, qui recueillent et utilisent des données et de l’information, puissent devenir des agents proactifs. Nous devons encourager la fonction publique à étudier la façon de partager, de réutiliser et d’adapter l’information du secteur public et à consulter les citoyens à ce sujet.

 

Les politiques et directives sont importantes, mais nécessitent des plans de mise en œuvre solides pour atteindre leur but. Si nous voulons satisfaire les attentes du public, nous devrons nous attendre à en faire nous-mêmes davantage.

 

Cet automne, le gouvernement du Canada publiera la Directive sur le gouvernement ouvert, qui définira plus clairement qu’auparavant l’obligation qu’ont les employés de promouvoir les données ouvertes, l’information ouverte et le dialogue ouvert au profit des Canadiens. De plus, notre initiative Objectif 2020 invite les employés à envisager l’avenir de la fonction publique. Au Royaume-Uni, le gouvernement a déjà commencé à répondre au besoin d’apporter un changement culturel en publiant en 2012 le document « Open Data White Paper: Unleashing the Potential ».

 

En travaillant ensemble, nous pouvons renforcer notre capacité de trouver de nouvelles façons de mettre à profit le pouvoir de la fonction publique. Notre nouvelle fonction publique doit être plus créative et proactive en matière de diffusion de données et d’établissement de relations qui optimisent l’utilisation de ces données. Ces relations permettent de réduire l’écart transitionnel du changement culturel qui est nécessaire pour favoriser l’innovation et revoir la façon dont le gouvernement fournit des services de haute qualité à ses citoyens.

 

Stephen Walker, Chef, Gouvernement ouvert
Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada

 

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